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Les effets attendus
des changements climatiques |
Le réchauffement planétaire aura des
conséquences sur l’agriculture, la sécurité
alimentaire, la biodiversité, le niveau et
la répartition des ressources en eau, la santé
humaine, les systèmes sociaux-économiques
et les inégalités entre régions
du monde.
Toutefois, nous nous limitons ici à décrire
ce qui peut être qualifié de «
premier cercle de conséquences », à
savoir les effets sur le climat lui-même.
Un
réchauffement planétaire inégalement
réparti entre le Nord et le Sud
Les régions les plus affectées devraient
être les régions froides du Nord.
En effet, la neige et la glace reflétant la
lumière du soleil, moins la neige sera abondante,
plus la surface de la terre absorbera la chaleur.
D’ici à 2100, on prévoit par exemple
un réchauffement des températures hivernales
supérieur de 40 % à la moyenne mondiale
dans le Nord canadien, au Groenland et en Asie septentrionale.
Un
réchauffement planétaire inégalement
réparti entre les régions situées
à l’intérieur des terres, les
océans et les zones côtières
L’effet retardateur empêchant la surface
des océans de se réchauffer aussi vite
que la terre, les régions côtières
connaîtront un réchauffement moins important
que les zones continentales.
Un
accroissement des précipitations mondiales
D’ici 2050, il est probable que les précipitations
hivernales dans les moyennes et les hautes latitudes
nordiques et dans l’Antarctique augmentent.
Toutefois, cet accroissement sera mal distribué.
En effet, les modèles climatiques prévoient
une baisse constante des pluies hivernales en Australie,
en Amérique centrale et en Afrique australe.
Une
augmentation de l’humidité des sols en
hiver et des sécheresses en été
La hausse des précipitations et des chutes
de neige en hiver accentue l’humidité
des sols. A l’inverse, la montée des
températures assèche les sols en été.
Ces conditions extrêmes remettront en cause
nos choix de culture et mettront à l’épreuve
la capacité d’adaptation des espèces
animales et végétales présentes
sur nos territoires.
Des
phénomènes météorologiques
extrêmes plus intenses et plus fréquents
Bien qu’une incertitude règne encore
sur la fréquence et l’intensité
des orages, des tornades et des ouragans, tous les
modèles concordent sur un point : les phénomènes
de précipitation extrême deviendront
plus fréquents et les risques de sécheresse
seront plus importants dans les régions continentales
en été.
Ampleur des réactions climatiques provoquées
par les émissions de CO2
Les effets du réchauffement climatique présentés
ici sont considérés comme probables
à plus de 80 % par le GIECC.
Malgré tout, les connaissances actuelles ne
permettent pas d’écarter des changements
chaotiques et imprévus du climat.
Ainsi, même si la fonte totale de la calotte
polaire de l’Antarctique est improbable au 21e
siècle, certains changements brutaux comme
l’affaiblissement du Gulf Stream et l’arrêt
des courants océaniques ne peuvent pas, en
l’état actuel des connaissances, être
exclus.
Mise à jour novembre 2007