 |
Les gaz à effet
de serre (GES) et leurs sources d’émission |
La vapeur d’eau représente 70% des émissions
de GES et la quasi totalité de ses émissions
sont d’origine naturelle (cycle de l’eau).
Sa faible durée de vie dans l’atmosphère
(pas plus d’une dizaine de jours) lui confère
des effets locaux de courte durée (formation
de brouillards ou de nuages bas).
Le problème est tout autre concernant le dioxyde
de carbone (CO2), le méthane (CH4),
le protoxyde d’azote (N2O), les halocarbures
(HFC, CFC, PFC…) ou l’ozone (O3), des
gaz longs à disparaître (entre 20 et
50 000 ans) et dont la majorité des émissions
est d’origine humaine.
Le
dioxyde de carbone (CO2)
Avec une durée de vie dans l’atmosphère
de plus de 100 ans, il est à lui seul responsable
de 60 % des émissions anthropiques de GES.
Les travaux du GIECC montrent que
• 70 à 90 % des émissions de CO2
proviennent de la combustion des énergies fossiles
• 10 à 30 % sont issues de la déforestation.
Ces proportions montrent la forte variabilité
dans le temps du niveau et de la structure des émissions.
Le
méthane (CH4)
Il est responsable de 20 % de l’intensification
de l’effet de serre et a une durée de
vie d’environ 14 ans.
Ses concentrations ont été multipliées
par 2,5 depuis 1750.
Les émissions de méthane sont
• d’origine naturelle (zone humide naturelle,
fermentation entérique)
• d’origine humaine lorsqu’elles
proviennent de l’agriculture (rizières
inondées), de l’extraction du gaz naturel
ou des prairies.
Plus de la moitié des émissions sont
liées à l’activité humaine.
Certains experts estiment que le réchauffement
climatique risque d’entraîner un dégagement
important de méthane piégé sous
forme d’hydrates dans les sédiments sous-marins et les pergélisols.
Le
protoxyde d’azote (N2O)
Ce gaz est responsable de 6 % de l’effet de
serre additionnel.
Les principales sources humaines d’émission
sont
• l’agriculture (engrais azotés),
• la combustion de biomasse ,
• les activités industrielles.
Les marges d’erreur dans la quantification des
émissions de N2O sont élevées
car de nombreux phénomènes restent inexpliqués
(exemple : influence du climat ou de l’acidité
des sols sur l’oxydation de l’azote).
Les
halocarbures
Ils participent à 14 % de l’effet de
serre additionnel et sont en quasi totalité
issus des activités humaines.
Cette famille de gaz est utilisée comme
• propulseur dans les bombes aérosols,
• liquide réfrigérant dans les
systèmes de climatisation,
• agent de fabrication des mousses isolantes
pour bâtiment
• solvant pour l’électronique.
Les halocarbures contenant du chlore ou du brome sont
à l’origine du trou dans la couche d’ozone
et sont contrôlés par le protocole de
Montréal.
Ironie du sort, les substituts introduits sur le marché
(HFC, PCF et hexafluorure de soufre) sont de puissants
gaz à effet de serre.
L’ozone
(O3)
Contrairement aux autres GES, l’ozone est un
gaz indirect à effet de serre.
En effet, il est généré
par un processus photochimique qui fait intervenir
des gaz précurseurs (méthane, composés
organiques volatiles...).
L’ozone a des effets différents selon
qu’il se situe dans la stratosphère (haute
atmosphère) ou dans la troposphère (basse
atmosphère).
Alors que dans la stratosphère il absorbe les
rayons UV–B particulièrement nocifs pour
les êtres vivants et participe au refroidissement
de l’atmosphère, dans la troposphère,
il contribue au réchauffement climatique.
Mise à jour novembre 2007