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Changements climatiques / Réponses politiques / Monde



Sommaire :
  > Réponses politiques mondiales   > Avenir du Protocole de Kyoto 
 > Mécanisme de flexibilité    


L’avenir du Protocole de Kyoto


En décembre 2007, les gouvernements se réunissent lors de la Conférence de Bali pour décider des suites à donner au Protocole de Kyoto.

Un protocole entré en vigueur en 2005

Les signataires du protocole représentent, depuis le 16 février 2005, 61,6% des émissions mondiales.

Pour l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, deux conditions étaient indispensables :

• d’une part, au moins 55 pays devaient ratifier le Protocole ;
• d’autre part, parmi ces pays, ceux visés par l’annexe 1 de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) (c’est-à-dire les pays de l’OCDE sauf le Mexique et la Corée, et les pays dits en transition), devaient cumuler au moins 55 % des émissions de CO2 en 1990.

Avec le retrait des Etats-Unis, l’entrée en vigueur du protocole était conditionnée à l’accord de la Russie.
Grâce à la ratification de celle-ci le 18 novembre 2004, le protocole de Kyoto a pu entrer en vigueur 90 jours après.
Trente-cinq pays industrialisés et la Communauté européenne sont ainsi tenus de réduire leurs émissions des six gaz à effet de serre retenus dans le Protocole de Kyoto (CO2, CH4, N2O, HFC, PFC, SF6) sur la période 2008-2012 par rapport à leurs niveaux de 1990.

Des objectifs difficiles à respecter

L’objectif fixé de réduction de 5,2% des émissions sur la période 2008-2012 par rapport à leur niveau de 1990 sera toutefois difficilement atteignable.
Pour l’instant, les résultats sont assez contrastés selon les pays : alors que la France, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni ont effectivement réduit leurs émissions de gaz à effet de serre, à l'inverse, certains pays connaissent des augmentations très fortes de leurs émissions, notamment l'Espagne, le Portugal, le Canada et l'Irlande.


Un accord globalement bon

En dehors de ses détracteurs féroces, qui lui reprochent de générer des coûts prohibitifs au regard de la réduction des émissions obtenues, la majorité des acteurs politiques (Union européenne en tête), des institutions internationales et des associations de défense de l’environnement considèrent cet accord comme un premier pas, imparfait mais colossal, vers l’émergence d’une gouvernance environnementale mondiale.

Des initiatives intéressantes dans le monde entier

Ce protocole a favorisé l’apparition d’une culture commune entre les personnes travaillant sur le sujet (amélioration des méthodes de quantification, compréhension du phénomène physique et de ses conséquences…).


Au-delà du Protocole de Kyoto


Toutefois, compte tenu des enjeux colossaux en termes de changement climatique, les pays devront dépasser les objectifs assignés par le Protocole de Kyoto et les efforts de réduction des émissions devront être partagés par le plus grand nombre.
Pour atteindre une division par 2 des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050, il faudra nécessairement que le Protocole de Kyoto soit suivi de nouveaux accords internationaux plus ambitieux.

Mise à jour novembre 2007


 

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