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Définition |
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Les activités de l'imprimerie et de l'industrie graphique utilisent des procédés divers (photogravure, impression offset, sérigraphie...) générant des déchets de nature différente, dont certains contiennent des substances dangereuses.
Parmi les déchets du secteur de l'imprimerie et de l'industrie graphique on trouve des déchets spécifiques comme :
- le papier : passe (pertes de mise en route), macules d'impression, de façonnage et d'emballages
- les encres et les vernis (gras, UV, acryliques)
- les bains de fixateurs et révélateurs
- les solutions de mouillage
- les films
- les plaques...
mais également :
- des emballages souillés ou non en plastique, carton, bois
- des papiers de bureau
- des solvants
- des ampoules à vapeur de mercure et des tubes néon
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Destination |
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Les imprimeries sont très souvent de petites entreprises. Elles produisent individuellement de faibles quantités de déchets, notamment de déchets dangereux.
Afin de faciliter la bonne gestion de ces déchets, d'un point de vue économique, technique et réglementaire, les Chambres Syndicales Professionnelles adhérentes à la Fédération de l'Imprimerie et de la Communication Graphique (FICG) se sont, pour la plupart d'entre elles, associées avec les CCI et les Chambres de Métiers pour proposer des actions collectives.
Dans le cadre de ces opérations, le label " Imprim'vert " est proposé aux professionnels qui s'engagent dans une démarche de réduction des volumes de déchets générés et d'optimisation de la gestion des déchets dangereux.
Pour tout renseignement sur l'opération " Imprim'vert ", contacter votre organisation professionnelle ou votre chambre consulaire.
Les bains de révélateurs et fixateurs
Les révélateurs et fixateurs ainsi que les eaux de rinçage des bacs sont des déchets dangereux pour l'environnement car ils contiennent des composés toxiques tel que l'hydroquinone (diphénol).
Ces substances sont difficilement décomposables et ont un effet inhibiteur lors du traitement en station d'épuration biologique. Ces bains contiennent également de l'argent qui, en plus d'être un métal coûteux, peut causer de graves nuisances dans le milieu naturel.
Le traitement des bains de révélateurs et fixateurs est assuré par des entreprises spécialisées dans la récupération des sels d'argent contenus dans les bains usagés. Ces entreprises mettent à la disposition des professionnels des appareils de récupération, à la location ou à la vente.
De nombreux imprimeurs ont installé des électrolyseurs on-line. Ces équipements permettent de récupérer l'argent contenu dans les bains de fixateurs : l'argent est valorisé et le fixateur est réinjecté dans le process. Cette opération permet de réduire la consommation de fixateur de 30 à 50 %.
Les rebuts de papiers et les films photographiques
Les rebuts de papiers et de films photographiques ne sont pas des déchets dangereux. Ils peuvent être collectés et traités pour en extraire l'argent. Cependant, seuls les films négatifs sont récupérés en raison de leur teneur en métal. Les rebuts de papier doivent faire l'objet d'un traitement en centre collectif.
Les encres et les résidus d'encre
Les encres et les résidus d'encre (fonds de boîte, restes d'encre dans les machines...) sont difficiles à valoriser car même si les techniques de séparation des composés sont connues, les quantités générées sont faibles. Cependant, les fournisseurs les récupèrent de plus en plus. Certaines grandes imprimeries les valorisent en les mélangeant afin d'obtenir de l'encre noire.
S'ils ne font pas l'objet d'une valorisation en interne, ces déchets doivent être incinérés en centre collectif.
Les colles et les vernis
Les colles et les vernis sont utilisés pour la reliure et le pelliculage (à base d'acétate d'éthyle). Les résidus de colle sont rares puisqu'il suffit de réchauffer la colle pour qu'elle redevienne liquide.
Les déchets sont générés lorsque les colles sont trop vieilles ou détruites par un chauffage trop poussé. Les déchets de colles et de vernis sont généralement traités en centre d'incinération collectif.
Les bains de développement pour plaques aluminium offset et plaques offset
Les plaques offset sont généralement constituées d'un support d'aluminium sur lequel on vient déposer une couche photopolymère.
Les bains usés contiennent de l'aluminium et un peu de produit photosensible. Ils doivent être incinérés.
Les plaques usagées sont valorisées pour l'aluminium.
Les solutions de mouillage
Les solutions de mouillage utilisées en impression offset contiennent en majorité de l'alcool isopropylique et différents adjuvants (agents biocides, gomme arabique...). Elles doivent être dirigées vers un centre d'incinération.
Il existe un procédé offset sans solution de mouillage, appelé "waterless", mais sa mise en place nécessite un système de refroidissement des rouleaux. Outre l'économie de produits, ce système apporte une qualité d'impression plus grande.
| Précautions à prendre |
- Ne pas jeter les effluents à l'égout et les stocker dans des bidons ou des conteneurs.
- Regrouper dans un même endroit les déchets identiques (boîtes, pots d'encres, films).
- Porter une attention particulière aux conditions de stockage des solvants
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Réduction à la source
La majorité des imprimeries et entreprises de l'industrie graphique sont de petites structures qui n'ont pas les moyens de s'équiper en matériels performants de récupération et d'élimination, ni même de financer la prise en charge de leurs déchets.
Cela a bien évidemment pour conséquence une mauvaise gestion des déchets : rejets non contrôlés des déchets liquides, élimination des déchets solides dans le circuit des ordures ménagères.
Il faut souligner malgré tout les efforts réalisés notamment dans le domaine des matières premières avec le développement d'écoproduits tels que ceux permettant de substituer les pigments à base de métaux dits dangereux (Pb, CrVI, Hg, Cd) par des composés moins toxiques.
| Comment réduire ces déchets ? |
- En augmentant les volumes des contenants d'encre : moins d'emballages souillés à gérer
- En louant des chiffons pour le nettoyage : moins de déchets dangereux à traiter
- En achetant des solvants plus performants et moins toxiques : moins de produits et coûts de traitement plus faibles
- En achetant auprès de fournisseurs offrant un service de reprise des emballages : gestion des déchets facilitée
En régénérant les solvants : moins de produits et coûts de traitement plus faibles
- En utilisant un électrolyseur en ligne : valorisation de l'argent et réduction de la consommation de fixateur
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Adresses utiles |
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Organismes professionnels
FICG
Fédération de l'Imprimerie et de la Communication Graphique
68, boulevard Saint Marcel
75005 Paris
01 44 08 64 46
http://www.ficg.fr
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GPSF
Groupement Professionnel de la Sérigraphie Française
68, boulevard Saint-Marcel
75005 Paris
01 44 08 64 22
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SICOGIFSyndicat national des Industries de la COmmunication Graphique et de l'Imprimerie Française
48, boulevard des Batignolles
75017 Paris 01 40 08 18 18
http://www.sicogif.com/
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Récupérateurs d'argent
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Comptoir Français des Métaux Précieux 14, boulevard de Courcelles
75017 Paris
01 42 27 40 54
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Kodak
ZI Nord
BP 21
71102 Chalon-sur-Saône Cedex
03 85 99 11 00
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Titral Ouest
Etablissements Gaillard
8, rue des Greliers
17250 La Vallée
05 46 95 04 48
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Fournisseurs de matériels de récupération d'argent
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Geysers France
6, rue du 11 mai 1967
60110 Meru
03 44 22 43 35
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SOCIETE NOUVELLE MARTINEAU
57, route d'Espagne
31120 Portet-sur-Garonne
05 61 72 00 47
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Collecteurs de déchets dangereux
Centres de regroupement, tri, reconditionnement, prétraitement
Centres d'incinération
Centres de régénération de solvants usés
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