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Introduction |
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Une première étape vers une meilleure gestion des déchets inertes consiste à associer la notion de tri à celle de « non-mélange ». Outre les questions techniques, une plus forte sensibilisation des donneurs d'ordres et des prescripteurs publics (DDE par exemple) est indispensable pour la diffusion des pratiques de valorisation. |
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Démolition sélective |
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Le principe de la démolition sélective peut se résumer à trois étapes principales :
- la décontamination des bâtiments (désamiantage) ;
- la dépose des matériaux de second oeuvre (DIB en mélange) préalablement à l'abattage de la structure ;
- la démolition des structures de gros oeuvre composées essentiellement de déchets inertes.
La démolition sélective pose cependant quelques problèmes.
Elle nécessite des délais et des mesures de sécurité supplémentaires et peut occasionner des nuisances plus importantes (en particulier le bruit).
La démolition sélective suppose en effet d'aller récupérer des matériaux en balcons, en terrasses, en façades ou dans des trémies, ce qui peut augmenter les risques d'accident.
Elle peut également induire des nuisances sonores supplémentaires du fait de l'utilisation d'engins et de matériels nécessaires à la dépose des matériaux et produits du second oeuvre ; et ce sur des durées plus longues.
La démolition sélective présente aussi des coûts supérieurs à ceux de la démolition traditionnelle compte tenu de la main d'oeuvre supplémentaire nécessaire |
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La construction neuve |
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En construction neuve, le tri consiste essentiellement à réaliser un « non-mélange » des déchets, ceux-ci étant séparés sur le lieu même de la mise en oeuvre des matériaux.
Ce « non-mélange » dépend cependant de la taille du chantier, de la place disponible (qui est fonction de l'environnement immédiat du chantier : site urbain dense avec mitoyens, lotissements avec espaces extérieurs...) et de l'existence de filières locales d'élimination des déchets.
Pour ce type de chantiers, il faut distinguer les phases de gros oeuvre qui génèrent des déchets inertes de type béton, des phases de second oeuvre qui produisent des déchets inertes de type faïences, carrelages, terres cuites...
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La réhabilitation |
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En réhabilitation, les chantiers doivent être appréhendés par analogie aux chantiers de construction neuve et chantiers de démolition, ceux-ci comportant une phase de dépose et une phase de mise en oeuvre des matériaux (ces deux phases pouvant se superposer).
Le tri peut être problématique du fait du manque de place sur la majorité des chantiers, de la diversité des déchets et des faibles quantités produites.
Il faut en fait distinguer deux types de chantiers de réhabilitation :
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ceux qui concernent des opérations pour lesquelles on dispose de place pour gérer sélectivement les déchets,
- ceux qui concernent des petites opérations, en milieu urbain dense, pour lesquelles le tri est beaucoup plus problématique et pour lesquelles des structures de tri en aval des chantiers doivent être envisagées.
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Les travaux publics |
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Il faut distinguer les chantiers de travaux publics proprement dits (construction de routes et autoroutes, d'ouvrages d'art : tunnels, ponts...) des chantiers de VRD (Voirie Réseaux Divers) réalisés en site urbain.
Les premiers produisent de très importantes quantités de matériaux (terres et déblais) dont les volumes posent des problèmes de gestion, même si l'équilibre entre déblais et remblais est souvent recherché.
Les seconds produisent des déchets plus hétérogènes : déblais de tranchées, canalisations (fonte, acier, plastiques), bordures de trottoirs, enrobés, pavés... Pour ces chantiers, si le tri est moins problématique, il est indispensable de disposer de structures d'accueil et de regroupement afin de concentrer les volumes. |
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