Entre 1997 et 2002, la consommation régionale d’énergie augmente de 1,3 % par an contre 1 % sur la période 1990–2002
Le secteur tertiaire connaît une forte hausse de ses consommations (+1,6% par an) entre 1990 et 2002
La tertiarisation de l’économie régionale et la pénétration de nouveaux équipements (climatisation, technologies de l’information et de la communication) sont les deux principaux facteurs explicatifs. Toutefois, compte tenu de son poids dans la consommation (12 %) et de l’amélioration de son efficacité énergétique, cette tendance est à relativiser.
Résidentiel : une hausse plus forte que prévue
Le peu d’écart entre la croissance de la consommation et le nombre de logements est surprenant compte tenu du caractère de plus en plus strict des réglementations thermiques. La proportion réduite de logements concernés par cette réglementation (40 %), le développement de nouveaux besoins et l’incertitude sur l’évolution des consommations de bois expliquent, en partie, ce résultat.
Évolution des consommations par secteur entre 1990 et 2002
| (unité : ktep) |
1990 |
1997 |
2002 |
Taux de croissance
1990-2002 |
Taux de croissance annuel moyen
1990-2002 |
Taux de croissance annuel moyen
1997-2002 |
| Résidentiel |
1 312 |
1 456 |
1 579 |
+ 20 % |
+ 1,5 % |
+ 1,6 % |
| Tertiaire |
503 |
565 |
609 |
+ 21 % |
+ 1,6 % |
+ 1,5 % |
| Industrie |
821 |
649 |
685 |
- 16,6 % |
- 1,5 % |
+ 1 % |
| Transports |
1 758 |
1 902 |
2 023 |
+ 15,1 % |
+ 1,2 % |
+ 1,2 % |
| Agriculture |
204 |
204 |
204 |
0 % |
0 % |
0 % |
| Total région |
4 598 |
4 777 |
5 101 |
+ 11 % |
+ 1 % |
+ 1,3 % |
La répartition sectorielle des consommations de la région se distingue significativement de la situation nationale pour deux secteurs : les transports et l’industrie.
Des transports gros consommateurs d’énergie
Le secteur des transports est le premier poste du bilan énergétique régional (40.%). La faible densité de population, le niveau élevé du taux d’équipement des ménages en véhicule particulier et le réseau routier fortement utilisé pour le transit Nord-Sud de passagers et de marchandises se combinent pour expliquer la part importante de ce secteur dans la consommation régionale d’énergie18.
Une industrie de moins en moins gourmande en énergie
Ce résultat est a priori surprenant dans la mesure où le poids de l’industrie dans la valeur ajoutée régionale (20,9.%) est très proche de la moyenne nationale (20,3.%). Toutefois, son poids dans la consommation régionale est nettement inférieur à la moyenne nationale. La raison : un tissu industriel qui laisse moins de place à la sidérurgie, la métallurgie et aux industries chimiques, trois branches particulièrement intensives en énergie.
Évolution de la part de chaque secteur dans la consommation régionale d’énergie finale entre 1990 et 2002
|
Part en 1990 |
Part en 2002 |
| Transports |
38 % |
40 % |
| Résidentiel |
29 % |
31 % |
| Industrie |
18 % |
13 % |
| Tertiaire |
11 % |
12 % |
| Agriculture |
4 % |
4 % |
Comparaison du poids relatif de chaque secteur dans la consommation d'énergie finale au niveau régional et national (données 2002)