Comment la maintenance des échangeurs thermiques en milieu marin prolonge la durée de vie des systèmes ?

Sur un bateau, la température du moteur est régulée par le biais d’un échangeur de chaleur marine, aussi connu sous le nom d’échangeur thermique.

Le fait qu’il soit soumis au sel marin peut induire rapidement des pannes, à moins d’opter pour le bon appareil et surtout, de procéder à son entretien régulier.

Milieu marin et protection accrue des échangeurs thermiques : ce qu’il faut retenir

Lors de la combustion, la chaleur générée par le moteur est absorbée par un liquide de refroidissement.

L’échangeur thermique utilise de l’eau de mer (ou eau brute) pour procéder au refroidissement. Même si elle n’est jamais en contact direct avec le moteur, elle contient du sel qui peut ronger rapidement certaines pièces de l’échangeur thermique.

Il est certain qu’un tel échangeur ne sera pas le même que celui utilisé par exemple dans le secteur agroalimentaire pour la pasteurisation du lait. Cependant, le fonctionnement de base reste identique et la fréquence d’utilisation peut être élevée.

Il faut en premier lieu élaborer un échangeur thermique dont les matériaux et les consommables résistent durablement à la corrosion. Les échangeurs à chaleur sont généralement fabriqués sur-mesure pour des besoins particuliers et cela sera aussi le cas pour un modèle qui va être amené à fonctionner en milieu marin.

Cependant, même la machine la mieux conçue ; et cela serait aussi vrai sur la terre ferme ; peut ne pas résister longtemps si elle ne bénéficie pas d’un entretien régulier. Comment expliquer cela ?

Pourquoi prendre soin de son échangeur thermique ?

C’est le transfert continu du liquide de refroidissement, par le biais de l’échangeur thermique, qui assure les performances du moteur du bateau. Cela signifie que si la montée en température ou le refroidissement ne s’effectuent pas correctement, le moteur risque de surchauffer. Pour le bateau, cela pourrait signifier une panne majeure et donc un coût très important.

Afin d’éviter cela, il faut s’assurer en premier lieu que le thermostat fonctionne bien, mais aussi que l’échangeur thermique soit bien entretenu.

Il est donc nécessaire, de manière régulière, de procéder à son démontage pour nettoyer les différentes parties qui le compose. Cela peut être des tubes ou des plaques. Les joints qui les relient sont soumis à l’alcalinité du sel, en plus de la dilatation et la rétractation. Ils sont susceptibles de vieillir de manière prématurée, ce qui doit inciter à les considérer comme des consommables.

Dans ce cadre, en avoir un stock d’avance est toujours préférable, sachant qu’ils doivent être compatibles. On doit donc se référer à la marque et au modèle de l’échangeur pour en acheter sur des sites spécialisés.

Le nettoyage peut s’envisager de plusieurs manières et plus le niveau d’encrassement sera élevé, plus il faudra se résoudre à utiliser des produits chimiques ; alors que le plus souvent, un nettoyage avec de l’eau à haute pression ou encore par le biais de la vapeur d’eau sont tout à fait possibles.

Le reconditionnement des plaques est une solution à envisager pour éviter d’avoir à les remplacer de manière prématurée, ce qui permet de limiter les coûts de fonctionnement d’un bateau.